vendredi 13 septembre 2013

Pour nos 100 jours

Nous avons fêté nos 100 jours de voyage à New York, pour la fin de notre périple dans l'hémisphère nord. Franck vous a concocté un petit film récapitulatif....
Movies



samedi 17 août 2013

Le 14 août, une arrivée difficile à New York...

Tout allait si bien...

Montréal nous a vraiment plu, nous y avons fait de belles rencontres, nous partions pour New York, ville mythique...

Lever aux aurores, sous la pluie, petite marche jusqu'à la gare malgré tout de bonne humeur car Gaëtan est très fier de son nouveau sac à dos, il rejoint le club très fermé des Tortues Ninjas!




Très facile la gare de Montréal, en même temps, il n'y a pas un réseau aussi dense qu'en France, donc pour nous qui avons l'habitude, pas de souci.




On retrouve notre train Amtrack, avec la wifi à bord s'il vous plaît, et le paysage brumeux commence à défiler. Ce doit être très beau sous le soleil...





Jusque là TOUT va bien...

Et puis arrive la frontière américaine, et là nous avons vécu le cauchemar de tout voyageur: "Bon sang, mais où est donc le passeport de Gaëtan????"
On cherche, on fouille, on retourne tout et la panique s'installe, pendant que les douaniers américains montent à bord du train pour contrôler les passeports.
Et là, lumière...
Au camping de Shawinigan, 10 jours plus tôt, Gaëtan a fait de l'accrobranche, où j'ai dû donner en caution son passeport en échange du matériel! Passeport qu'évidemment j'ai oublié de récupérer, tête de linotte que je suis!

Passeport localisé, à quelques heures de route de la frontière, qui se situe quand à elle au milieu de nulle part, pour tout arranger.
Je ne vous raconte pas nos têtes, nous sommes passés par toutes les couleurs. Nous nous voyions déjà débarqués là, sous la pluie, tentant de trouver la solution miracle pour aller récupérer ce f..... passeport et arriver à prendre l'avion à New York pour l'Equateur samedi... à supposer que le camping ait bien conservé le document en question!

Et le miracle américain est arrivé! Le douanier, devant nos mines déconfites et quelque peu angoissées, a tenté de nous aider! Après explication, un passager nous a prêté son téléphone pour appeler le camping en question, qui m'a confirmé avoir en leur possession le passeport. La comptable m'a alors gentiment proposé de nous l'envoyer sous pli, par UPS, à l'hôtel!
Le douanier, voyant que tout s'arrangeait, a fait un truc de dingue: il nous a laissé rentrer sur le territoire US sans le passeport de notre fils! Je l'aurait embrassé...

Le lendemain, bloqués à l'hôtel, nous avons appelé au secours Alysson sur Facebook pour qu'elle confirme auprès du camping, puis de UPS que le pli était bien parti, car à 15h nous n'avions toujours rien et l'angoisse montait. En fait, le courrier était adressé à Mme Sandrine et le pauvre bougre à la réception de l'hôtel ne risquait pas de me trouver au milieu de ses 1700 chambres!

Bref, nous avons réceptionné correctement et intact le passeport et avons enfin pu sortir de notre "prison". 

Merci au douanier américain, merci au camping du Parc de l'Ile Melville et merci encore à Alysson pour leur aide et leur gentillesse...

Je pense que nous ne sommes pas prêts de laisser à qui que ce soit nos passeports dans les mois à venir, que cela nous serve de leçon!



Ps: vous me pardonnerez le manque de photos pour le dernière partie de l'histoire, mais le coeur n'y était pas!


vendredi 16 août 2013

Vivre au Québec...



Après avoir vendu tous nos biens à St Raphaël et entamé ce tour du monde en famille, nous profitons de cette relative liberté pour observer si l'herbe serait plus verte ailleurs…
En bons entrepreneurs que nous sommes, nos yeux et nos oreilles à la fois ouverts et critiques, nous nous imaginons facilement vivre ça et là, au gré de nos rencontres.
Vu de France, le Québec semble être un Eldorado pour nombre de nos compatriotes qui s'exilent chez ces "cousins" pour vivre une vie meilleure. Nous avons voulu vérifier. 
Nous n'avons à l'heure de notre départ du Canada certes pas toutes les réponses, mais une idée générale peut se dégager de cette nouvelle escale, forgée d'après nos diverses rencontres.

Certains n'ayant pas choisi l'exil, leur expérience est forcément bien différente de ceux dont la démarche a été volontaire. La région est également un facteur important, il est vrai qu'au fond de la Gaspésie, le quotidien n'est pas le même que pour les montréalais.
Il faut se renseigner avant, ne pas découvrir les inconvénients après, bref, une bonne préparation est nécessaire, surtout si l'on envisage de rester longtemps. 

Pour mon amie qui vit à Rimouski, débarquée avec deux enfants et enceinte du troisième, le choc fut plus rude.

Les enfants n'intègrent l'école qu'à 5 ans ici, et elle s'est retrouvé avec ses deux bouts de chou en bas âge à la maison, ce qui n'était pas prévu et engendre des dépenses supplémentaires pour les frais de garde, car les crèches sont surbookées et des listes d'attente de plusieurs années sont en place! Il n'est pas rare que des couples obtiennent enfin une place alors que leur cher bambin est déjà en âge d'aller en maternelle…

Trouver du travail sur place peut également se révéler être un problème lorsqu'on recherche dans un domaine particulier, car la préférence nationale veut que même à compétences inférieures, le canadien aura la priorité. Rageant non?

Le système médical canadien est en grave crise: pas assez de médecins, dont le nombre est contingenté et qui ne prennent qu'un nombre limité de patients (eh oui, ils ont des liste). Il faut donc attendre qu'un patient quitte cette fameuse liste, ou que le médecin en accepte de nouveaux pour enfin parvenir au Graal: avoir un médecin de famille! Tous les québécois rencontrés ont évoqué ce problème et certains nous ont confié être en attente depuis plus de 4 ans… Incroyable! La solution? L'hôpital, dont la situation n'est guère meilleure car les services sont débordés et le temps d'attente aux urgences ou consultations exige beaucoup de patience.

Le Québec est francophone, nous l'avons compris… mais peut-être trop protectionniste. Il est impossible d'intégrer une école anglophone (la langue officielle du Canada, rappelons-le, est l'anglais), à moins d'être de filiation anglaise… Nous pensions niaisement que les québécois, bien que francophones, parlaient quasiment couramment l'anglais: il n'en est rien, bien au contraire. Il faut attendre l'université pour avoir accès à des cours dispensés en anglais. Quel dommage lorsqu'on arrive avec des enfants quasi bilingues et qui perdent rapidement l'usage de cet atout. C'est assez déroutant de penser qu'au sein d'un même pays, certaines régions ne comprennent pas un mot de la télé nationale! Le bouchon est poussé tellement loin que même des enseignes internationales se sont pliées aux usages locaux: ainsi KFC, célèbre marque américaine, est ici appelée PFK (poulet frit du Kentucky)! Des enseignes spécifiques ont donc été fabriquées…

On ajoute à cela 6 bons mois d'hiver et de neige, on se rend compte que l'intégration peut être compliquée.

Notre impression, après 2 ou 3 semaines ici, n'était donc pas dans le positif. D'autant que, pour ceux qui nous ont suivi, la météo n'a rien arrangé…


Notre rencontre avec une jeune, jolie et dynamique raphaëloise a quelque peu modifié notre sentiment…

A Montréal, il semble plus facile de s'installer, nous sommes dans une grande ville, proche de l'Ontario, province anglophone.
Comme toutes les villes canadiennes, seul le centre comporte quelques immeubles, pour le reste, on trouve des maisons individuelles ou des petits bâtiment de deux étages divisés en appartements, c'est super mignon.

C'est ici que nous avons fait la connaissance d'Alysson. Le Québec lui a offert une opportunité de carrière, un job où elle se plaît, dans une ville cosmopolite ou elle s'épanouit. 
Bon, Ok, elle profite de ses séjours réguliers en France pour consulter médecin et gynéco, ayant les mêmes problèmes que tous ici avec les rendez-vous médicaux, mais de son propre aveu, les inconvénients ne pèsent guère dans la balance…

Les loyers sont moins chers qu'en France, pas de caution et peu de références exigées, ce qui donne sa chance à un jeune de pouvoir s'installer en centre ville sans se saigner. Qui peut faire ça à Paris ou même à Lyon? Et encore moins à St Raphaël ou pour un simple studio, le loyer peut grimper à plus de 700 euros, avec un salaire exigé de 3 fois ce montant… on comprend que juste cette donnée peut faire rêver.
Et de fait, elle vit dans un quartier très calme, proche du métro et du bus, dans un de ces appartements qui rendent la ville si jolie.

Nous sommes même allés en prospection das une agence immobilière… un fond de commerce ici est estimé en fonction de sa rentabilité et pas de son chiffre d'affaire, ce qui semble plus réaliste… Par contre, les banques ne prêtent rien, il faut le cash. L'immobilier quant à lui est moins cher et les transactions se concluent avec une rapidité totalement inconcevable en France. Notre paperasserie nous tuera… Nous avons mis près de 5 mois à finaliser une simple vente de maison, plus encore pour un fonds de commerce, nous restons rêveur…

Et pour avoir arpenté les rues du centre historique, du quartier des spectacles et du "village gay" le soir relativement tard, en ayant emprunté les transports en commun au préalable, je peux affirmer que nous n'avons pas eu peur, en touristes pourtant déjà avertis que nous sommes…

Nous avons également fait la connaissance d'une jeune étudiante de Roquebrune sur Argens, venue étudier à HEC Montréal: arrivée depuis deux jours et coachée par une amie, son dynamisme et son enthousiasme faisaient plaisir à voir. Reste à s'adapter au système bancaire (passablement compliqué) et trouver un logement et elle sera la plus heureuse dans cette ville où spectacles, concerts et manifestations en tous genres rythment la vie des montréalais.

Alors … 

Alors Montréal semble accessible, vivante, affairée, les écoles sont là, les maisons de ville engageantes, les québécois accueillants...

Mais à la réflexion, en étant honnête, nous avons quitté la grisaille parisienne il y a 8 ans et nous ne sommes pas prêts à vivre 7 ou 8 mois d'hiver. 

Ce qui est bien, c'est que nous sommes d'accord sur ce point, tous les trois.

Montréal... du 10 au 14 août

Nos 4 jours ici ont été placés sous le signe du soleil.

Notre hôtel était situé dans le quartier gay! Très agréable du reste, calme et bien fréquenté, ambiance assez hétéroclite car les couples de tous âges bon chic bon genre côtoient ici les paumés et les marginaux.
En prévision des fêtes estivales, la rue Saint Catherine, une des artères principales de la ville, est en grande partie piétonnière et agrémentée dans notre quartier de guirlandes roses bonbon!! A dû s'en suivre évidemment une explication ressemblant à un cours pour Gaëtan!!



 Les tags ici sont un art de rue, nous en avons tellement vu!



Nous avons donc profité de ces quelques jours pour visiter les différents quartiers, et vécu aussi au rythme de nos rencontres...





















Nous avons fait la connaissance d'Alysson, originaire de St Raphaël et installée ici depuis quelques années et d'une de ses amies, Lisa, fraîchement débarquée de la veille pour intégrer HEC ici. Au passage, merci à toi Alysson, pour baby sitter notre valise de camping jusqu'à ce que Steph et Karine la récupère en octobre... 





Elle nous a fait découvrir le Mont Royal le dimanche, c'est surprenant. Des centaines de promeneurs se pressent dans le parc, des joueurs de tambours se retrouvent ici et emplissent l'air de leur tam tam endiablés, c'est dément et génial.
En haut de la colline, on a une vue imprenable sur la ville.


Nous avons fait la connaissance de Anne, une infirmière qui, nous voyant perdus sur notre carte, s'est empressée de nous prendre en charge et nous faire visiter une partie du réseau souterrain de la ville, ses bâtiments historiques, dans lesquels nous n'aurions jamais osé rentrer! En fait, pour découvrir le vieux Montréal et les bâtiments modernes qui l'entourent, il suffit de rentrer dedans! En tous cas, merci à Anne de sa disponibilité, de sa gentillesse et sa spontanéité!












Nous avons également eu droit à un cours sur la fabrication du sirop d'érable et tous ses dérivés...très instructif; c'est quand même bien quand on comprend tout ce qui se dit!









Notre dernière soirée, nous l'avons passé en compagnie de Valérie et Mathieu que nous avions rencontré à Hawaii. 


Bref, un excellent séjour, nous avons adoré cette ville cosmopolite, dynamique. Il est clair que quand le soleil est de la partie, les nombreux parcs aménagés, les kilomètres de pistes cyclables et les rues piétonnes donnent envie de devenir citadin, pour un temps du moins. Par rapport à Paris, Montréal est une ville jeune, et donc la récente architecture du centre ville a permis d'intégrer les salles de spectacles, les cinémas, les palais des congrès, universités... Rien n'est excentré, c'est très agréables et on sent que la ville bouge, tant par les bobos chics que par les étudiants, les monsieur et madame tout le monde et les artistes en herbe totalement déjantés... on a adoré.
Et pourtant, sitôt passé le centre ville, on tombe tout de suite sur d'innombrables petites maisons, certaines divisées en appartements, d'autres avec une case commerciale au rez de chaussée. Magnifique... On a retrouvé ces rues tant appréciées à San Francisco, où la ville se fait oublier et une vie de quartier s'installe, apaisée et apaisante après une journée de travail.




Nous attendons maintenant de découvrir New York, avec impatience car cela nous rapproche d'une autre étape: l'Amérique du sud!



dimanche 11 août 2013

Le Parc de la Mauricie ...

Notre nouveau camping, situé à Shawinigan, s'est révelé tout aussi agréable que le précédent!


La ville de Shawinigan est située à l'entrée du parc de la Mauricie et le long de la rivière St Maurice.
Ce qui nous a permis en quelques jours de profiter des attraits du coin.

Nous avons enfin fait du canot, tous les trois embarqués, pour ceux qui me connaissent bien, vous savez que je suis très vaillante en bateau! Imaginez ma tête sur un esquif pas plus large que nos fesses, avec mes deux zozos à bord! J'ai eu l'impression étrange de passer une épreuve de force! Mais je suis restée ferme, poussant quelques cris de temps en temps, au gré des fous rires de Franck et Gaëtan...



Je me suis vengée en faisant faire une bonne marche à mon loustic, au milieu des moustiques, dans le parc de la Mauricie... Forêt magnifique, où les seuls animaux observés ont été effectivement agressifs pour nos peaux délicates! Ça sentait bon le sapin et la multitude de lacs qui jalonnent le parc offrent des paysages magnifiques.






Au passage, nous avons fini le programme de CM1 de Gaëtan (nous avions tout repris depuis le début!), et il s'est empressé de démarrer le barbecue du soir avec ses fichiers de maths et français!
Pour fêter ça, il a pu même faire de l'accro-branche, pardon, de l'arbre en arbre, dans le camping.


Nous avons de nouveau vidé la batterie de la voiture et ainsi fait la connaissance de nos charmants voisins, qui nous ont gentiment offert l'apéritif! Nous avons passé une agréable fin de journée en leur compagnie et nous passons le bonjour à Lily et Jacques...
Cette semaine s'est terminée par une étape à Trois Rivières, afin de se rapprocher de Montréal, où nous devons rendre la voiture samedi pour midi.

Les québécois sont peut-être moins faciles à aborder que les américains, mais une fois la conversation entamée... c'est formidable. Ils sont d'une gentillesse rare et il est très intéressant de discuter avec eux. Nous en avons encore fait l'expérience à Trois Rivières, puisque nous avons été invités à dîner par Sylvain, rencontré deux jours auparavant dans la parc de la Mauricie! Incroyable. Nous avons ainsi de nouveau passé une excellente soirée avec Sylvain, Sonya et leur fille Sarah qui prépare un voyage en Autriche pour ses études. Nous avons même pu déguster une tarte au sirop d'érable, avec des bleuets, un délice!

Voilà, je vous écris de Montréal, nous entamons (déjà) nos derniers jours au Québec. Le temps s'est amélioré ces derniers jours, nous pouvons enfin profiter des paysages, vraiment très jolis. 

Nous aurons donc emprunté en voiture toutes les routes offertes pour rejoindre les différentes villes de cette belle province: le chemin du Roy, agrémenté de petits villages le long de la berge du St Laurent, jalonné de superbes maisons; la route des navigateurs, le long de laquelle les anciens villages de pêcheurs se succèdent, route moins fréquentée, moins "polluée" par des centres commerciaux, plus authentique; la route des phares, que nous avons abandonné à cause du mauvais temps en Gaspésie, paysage plat parsemé à cette époque de fleurs violettes contrastant joliment avec l'herbe d'un vert éclatant et les eaux du St Laurent; la route des baleines, que nous regrettons de ne pas avoir mieux vu, le brouillard et la pluie s'en étant mêlé (à coup sûr notre route la moins appréciée); et enfin la route des rivières, entre le Lac St Jean et Trois Rivière, faite également sous des trombes d'eau mais qui par contre nous a paru absolument superbe!

3000 km en trois semaines, on pose les clefs de la voiture pour un bout de temps maintenant.

Reste l'expérience montréalaise et nous ferons le bilan de cette "escale"....

Je ne mettrai pas plus de photos aujourd'hui car mon ordinateur fait des siennes....