mardi 25 mars 2014

Frontière Laos Cambodge

Le 15 mars 2014

Une chose est sûre, nous nous souviendrons de cette journée épique!

Sur le papier, tout est parfait: un bateau vient nous chercher chez Julie au Sunset Paradise à 8h00, nous emmène au terminal de bus afin de nous rendre au poste frontière, et prendre la direction de Siem Reap,  que nous devions atteindre vers 21h30. Prix du trajet: 35$/p, plus l'achat des visas à 30$/p.
Dans les faits, c'est plus compliqué, forcément. Rien n'est simple en Asie. On finit toujours par se débrouiller, soit, mais le manque d'organisation et la nonchalance générale est parfois difficile à supporter.
Premier bus, début de l'enfer. Sièges défoncés et poussiéreux, bon on se dit que pour une heure, ça ira.
Arrivés au poste frontière, l'attente commence... 
Attendre? oui mais quoi?
Nous avons choisi pour notre part de payer 30$ directement à la compagnie de bus. 5$ de commission pour être tranquille... Mais entre ceux qui ont choisi de le faire par eux-mêmes et de lutter contre la corruption des fonctionnaires (pour finalement plier évidemment), et ceux qui n'ont pas tous leurs papiers en règle, nous nous sommes retrouvés à patienter pas loin de deux heures, dans une chaleur torride, sans argent pour étancher notre soif... merci à Seb et Emilie de nous avoir dépanné!
Nous ragions d'autant plus que de l'autre côté de la barrière, des chauffeurs de mini vans nous attendaient, nous proposant de nous emmener à Siem Reap via Stung Treng, arrivée prévue pour 19h30. Tout ceci pour 25$, soit quelques dollars de plus que notre billet.
Au vu de la suite du voyage, je conseillerais donc à chacun de prendre un bus jusqu'à la frontière, avec ou sans le passage de prévu, à votre convenance, et de négocier ensuite le reste du trajet en mini van de 10 personnes, qui eux, arrivent à la bonne heure.
Parce que ce que nous avons constaté par la suite, c'est que tous les bus de ligne du pays transitent par Phnom Pehn... ce que nous avons découvert plus tard...beaucoup plus tard.

Vers 13h, nous avons enfin vu l'arrivée du bus n°2, celui censé nous emmener à destination...

Vision hallucinante que ce moyen de locomotion qui s'est présenté sous nos yeux déjà fatigués par la chaleur...
Sièges brisés, éventrés, poussiéreux, clim branchée à fond sans possibilité de la couper...ce n'est que la partie immergée de l'iceberg!
Après nous être installés tant bien que mal, notre "bus" s'est lentement mis en branle, les essieux chahutés par les ornières de la route, tantôt sableuse, tantôt gravillonnée mais très rarement asphaltée!

Les nuages de poussière dégagés par les trop nombreux véhicules sur la route ont eu tôt fait de boucher la vue, encrassant les fenêtres déjà poussiéreuses, rendant ainsi l'intérieur du bus et ses occupants de la même couleur sable que la bande de terre nous servant de route... Nous nagions dans un océan terreux!! Toussant, crachant, et éternuant, notre convoi s'est arrêté vers 20h au beau milieu de nulle part (en périphérie de Phnom Pehn en fait), dans un ancien restaurant crasseux et miteux au possible, et nous a tous déchargés là, en nous annonçant qu'un autre bus viendrait nous chercher dans une demie heure...
Je pense que, comme les kilomètres, les minutes cambodgiennes n'ont pas les mêmes standards que nous...

Deux heures plus tard, un beau bus à étage s'est présenté, pour nous convoyer à bon port...Mais l'aspect extérieur était ma fois fort trompeur! De nouveau des sièges bon pour la réforme, des tabourets en plastique en remplaçaient certains, et seul l'étage supérieur était en état d'accueillir le bétail que nous étions: le niveau inférieur servait en effet de soute à bagage: sacs de légumes, scooters, vélos, bagages et j'en passe se sont entassés là dedans, vision d'horreur et impression désagréable de n'être pas mieux lotis que les volailles trimballées dans les cartons!

Nous avons donc quitté la capitale à l'heure où nous devions arriver à Siem Reap, située à 7 heures de route.
7 heures de froid, encore une fois, un pauvre arrêt pipi improvisé vers 2 heures du matin.
Bref, nous sommes arrivés à 5 heures du matin à destination, encore une fois très loin du centre ville. Après avoir été assaillis par les tuk tuk, nous avons réussi à négocier notre transfert à l'hôtel pour 1$/personne au lieu des 5$ annoncés à la descente du bus...

Je vous le disais...épique!

Le point positif de cette aventure? Nous avons tout de même eu le temps d'admirer de nouveau paysages: vertes rizières, champs de cane, cabanes sur pilotis, travailleurs dans les champs, maisons flottantes, c'est très joli, même magnifique à vrai dire.

Nous attendons donc beaucoup de cette nouvelle escale et sommes pressés d'oublier tous les aspects négatifs de cette journée-nuit marathon.

Mon conseil final? Si vous logez aux 4000 îles ou à Paksé, ne réservez votre bus que jusqu'à la frontière, très important, sauf si vous allez à Phnom Pehn.








vendredi 21 mars 2014

Les 4000 îles et le tubbing, par Gaëtan


       Salut à tous!

   Aux 4000îles (au sud du Laos), nous avons fait du tubbing sur le Mékong.                                    

Mon père a fait une vidéo géniale dessus.
Vous nous verrez en compagnie d'une mamie (Marie-Christine), un couple de jeunes belges (Émilie et Sébastien) et Axelle et Marjolaine, deux meilleures amies venues quelques jours ici. 
Pendant 3h, nous nous sommes laissés aller tranquillement sur nos bouées au rythme du courant, tout en discutant.
Arrivés au village où nous étions logés, nous nous sommes arrêtés au pied d'un restaurant sur pilotis, avons grimpé les escaliers avec notre bouée, et sauté joyeusement dans l'eau!
Vous constaterez quand même à la fin que je suis tombé de ma bouée, délogé par Sébastien!
   
             Pour voir la vidéo, cliquez ci-dessous sur "lire".



jeudi 20 mars 2014

Les 4000 îles: Don Khone

Du 11 au 15 mars 2014

4000 îles...cela laisse rêveur quand on sait qu'il n'y a pas la mer au Laos....
Le Mekong à cet endroit s'élargit considérablement, pour atteindre près de 14km pendant la saison des pluies. Mais quand le niveau resdescend, des multitudes d'îlots apparaissent. Seules quelques bandes de terre restent émergées et habitables. 
Nous avons choisi d'éviter Don Kong, trop grande, et Don Det, trop mal fréquentée apparemment. 


Pour atteindre Don Khone, nous avons joyeusement dédaigné les mini bus proposés en ville pour se la jouer plus malins en nous rendant directement à la station de bus locaux, à 8km du centre ville. Ouh la la!!! En fait de bus, ce sont des camionnettes surchargées qui embarquent tout ce qui se présente: animaux, laotiens, frigos, vélos, mobylettes et quelques rares touristes. Sur deux bancs miteux et une planche au milieu, nous nous sommes entassés à 36!!! 144 kilomètres, 3h30 de trajet, vous imaginez? Non, vous ne pouvez pas!



10mn de route, arrêt pour changer une roue crevée...

















1h de route, arrêt pour resserrer la colonne de direction qui menaçait de se rompre...













2h, pause pipi...au milieu des vaches, expérience unique pour une fille que de baisser ses dessous devant des ruminants, dos tourné au "bus", se fichant pas mal de le faire en compagnie de trois autres comparses et encore plus que les autres voyageurs ne nous voient... J'ai bien évolué n'est ce pas??
J'en reviens à ma route...

2h30, arrêt miam miam: des dizaines de bonnes femmes se sont précipitées sur les côtés du bus, nous agressant à coup de brochettes de poulet, de porc, de foies...et d'insectes. Évidemment, devinez qui a goûté à des tout petits trucs vert fluo? 
Beurk...



Et voilà, contents d'avoir économisé un euro ou deux sur le trajet en mini van (mon dieu quelle folie!), nous avons forcément constaté que nous bénéficiions alors de toujours moins de confort: 500m à pieds pour rejoindre l'embarcadère, sous un soleil de plomb, nous nous en serions bien passé. 20000 Kip le bateau pour aller à destination, tarif non négociable évidemment.



Pour nous consoler de tout cela, nous avons déniché LA Guest House: le sunset paradise, tenue par Julie, une jeune et jolie française d'origine laotienne, installée là depuis près de deux ans...
Julie possède 5 petits bungalows tout confort, très bien tenus, à 80000kips la nuit; ainsi qu'un petit restaurant qui surplombe le Mekong...
Que vous dire de plus...rien à raconter car nous n'avons fait que glander, buller, se reposer la tête et les jambes pendant 5 jours.






Nous avons retrouvé Axelle et Marjolaine, et notre joyeux groupe a passé de formidables moments, entre balades à pieds ou à velo, plongeons dans le Mekong depuis la terrasse du restau, sortie en tubbing dont vous aurez le résumé demain... 









Nous avons tout de même eu un réveil matinal pour nous rendre en bateau auprès des derniers dauphins du Mékong, les dauphins Irawaddy. Pas de rostre, une dorsale toute petite, ils sont jugés en situation critique par les spécialistes, victimes de la pêche et de la pollution. Il n'en resterait qu'une quarantaine de spécimens dans le fleuve...








Nous les avons observé de loin, et même si la vision fut fugitive, la seule balade au soleil levant valait le déplacement.











Le dernier jour, nous nous sommes même offert une sortie en bateau avec pique nique au bord de l'eau, balade version Indiana Jones, trop top!















Rires encore lors de nos expériences culinaires, il n'est en effet pas simple de manger rapidement au Laos. Ce fut souvent épique, parfois fâcheux, nous avons ri, patienté, laissé couler, puis râlé voire crié: marrant au début, insupportable à la fin.

C'est cependant avec une grosse pointe de regret que nous quittons notre coin de paradis pour rejoindre le monde des vivants, afin de passer au Cambodge.


Pour info pratique, il n'y a pas de distributeur d'argent sur les deux îles des Don Khone et Don Det, on peut s'en procurer auprès de certains restaurants qui vous encaisse une CB en dollars, moyennant 6% de commission, et vous rend l'argent en Kip... 
Pour avoir visité l'île de Don Det en velo, pas de regret d'avoir payé un chouille en plus pour loger de l'autre côté, plus propre, moins bruyant et offrant toutes les plus belles vues des îles, ainsi que l'accès aux chutes. 


Voili voilou, rendez vous demain pour vous conter notre passage d'une nouvelle frontière. Apparemment c'est quitte ou double au niveau temps de transport et qualité des bus...vérifions!