mardi 8 avril 2014

Retour sur Koh Phi Phi...

Je vous prouve que même pendant cette semaine de vacances, nous avons travaillé!
Franck nous a concocté un résumé de notre journée en bateau dans les îles de Koh Phi Phi...

Bon film!



mercredi 2 avril 2014

Retour sur la Thailande!

Bon, comme vous l'avez constaté, nous sommes fainéants en ce moment...
Nous sommes au sud du Cambodge, à Sihanoukville, au bord de la mer d'Andaman...et ça fait du bien.
Nous nous reposons une petite semaine, avant d'attaquer le Vietnam et la Chine.
Quelques jours pour faire rattraper à Gaétan les 15 jours de glandouille avec papi et mami, pour que je puisse moi aussi me mettre à jour, Franck a du boulot de son côté dans le tri des photos, bref entre deux ploufs dans la mer et la piscine, nous ne nous ennuyons tout de même pas!

En attendant, voici un petit montage sur nos quelques jours passés à Chiang Rai:




mardi 4 mars 2014

Thaïlande - Laos: passage de la frontière

Du 24 au 26 février 2014

Afin d'être plus à l'aise et de ne pas courir, nous avons prévu une journée pour passer la frontière avant de prendre le bateau pour Luang Prabang.

Départ 9h30 depuis la station de bus du centre de Chiang Rai, direction Chiang Khong, dernière ville thaïlandaise avant le poste frontière. 65 bahts par personne et deux heures plus tard, nous voici arrivés.
Pendant le voyage, nous faisons la connaissance de Anais et Romain ainsi que Chantal et José. Bonne ambiance immédiate, le temps passe bien vite ainsi...








Mais le racket commence....

Le bus nous dépose à 5 kilomètres du poste frontière, le chauffeur nous confie alors aux bons soins de quelques tuk tuk, qui ne vous laissent pas le choix, tout est parfaitement orchestré et affiché: 50baths par personne, nous avons tout de même réussi à négocier la gratuité pour Gaétan.


Côté thaï, nous obtenons rapidement le tampon de sortie du territoire, un joli panneau vous affiche ensuite qu'il faut encore débourser 25 bahts par personne pour monter dans le bus qui vous emmène au poste laotien, eh oui, c'est pas au même endroit... Au passage, il est fréquent que les douaniers thaïs oublient de tamponner votre sortie, il vous faudra alors repayer le bus pour revenir au poste frontière avant que les laotiens daignent faire votre visa d'entrée...c'est du vécu, alors faites attention...


Après avoir rempli les formulaires de demande de visa, et déboursé la modique somme de 30 dollars par personne, nous voici en possession du Graal, un beau cachet sur nos passeports. On peut payer en bahts s'il vous en reste...

Passé ce dernier point, nous découvrons alors que la ville de Houeisay est située à 12 kilomètres de là!
Des songtaews attendent patiemment, nous rackettant au passage encore 100 bahts par personne pour aller en ville. 
Au choix le centre ou l'embarcadère...pour notre part, nous avons choisi de nous rapprocher au maximum de notre point de départ pour le lendemain...nous avons dégoté tous ensemble une Guest House à 240 bahts la nuit. 
Après un copieux repas, un bon dodo, lever aux aurores pour un petit déj au bord de l'eau. Le bureau de vente des tickets ouvre de bonne heure, nous avons ainsi eu les premiers places, sur un bateau d'une centaine de sièges.










Départ à 11h tapantes, nous avons retrouvé dans le bateau Emilie et Alexis, qui logeaient au même endroit que nous a Chiang Rai.
Et nous voici partis pour 6 heures de navigation, lentement, profitant du paysage, nous mettant du même coup au rythme laotien, beauuuuucoup plus cooool que leurs voisins.





Vers 17h, le bateau stoppe dans le village de Pakbeng, qui ne doit sa survie qu'aux centaines de touristes qui débarquent chaque soir, remontant et descendant l'immense fleuve. Ruée de chacun vers les innombrables Guest House qui longent l'unique rue du village, à la recherche de la bonne affaire. Nous découvrons ici le communautarisme: tous sont au même prix: 650000 Kip environ pour une chambre double. La seule chose à vérifier ici, c'est la propreté des lits, pour le reste, tout est pareil...


Lever aux aurores le lendemain, rapide déjeuner (ici il y a même des croissants!!), achat de sandwiches, pour arriver de bonne heure au bateau car en ce second jour, les places ne sont pas numérotées...et nous sommes un joyeux groupe de 9 à caser.






Deuxième journée identique à la première: navigation calme, en profitant du superbe paysage, en partie masqué par cette brume de chaleur qui ne nous quitte plus depuis notre arrivée à Chiang Rai. Il faut dire qu'il fait sacrément chaud...mais bon, les sièges sont confortables, les toilettes bouchées, on vit tout ça plutôt bien quand on a des gens avec qui discuter...





Sur les berges, les villages défilent, semblant surgir de nulle part: petites maisons en bambou parfois montées sur pilotis, d'autres fois de simples cabanes de pêcheur, tout cela nous semble sorti d'une autre époque... Les enfants jouent dans l'eau, inconscients et heureux de leur nudité, nous qui dans nos pays développés en avons fait un tabou, même pour les plus petits. Rires, cris sous le regard indifférent des pêcheurs habitués à ce spectacle qui nous fascine, nous autres occidentaux.
De quoi vivent-ils tous? Cette question en inquiétait plus d'un, mais à voir les petits potagers alignés le long des berges, les troupeaux de vaches, de buffles et quelques éléphants, on se dit que finalement, ils n'ont pas besoin de grand chose. Le fleuve est nourricier, mais pollué par tous ces bateaux: les slow boat sur lesquels nous avons embarqués, les speed boat qui font le même parcours en 6h seulement ( casques de moto obligatoire à bord!!!), et les bateaux de transport de marchandise, véritables maisons flottantes, qui naviguent d'un bout à l'autre du fleuve...








La deuxième journée nous semble plus longue, une torpeur générale s'empare des passagers et nombre d'entre eux s'endorment, pour se voir réveillés en parvenant à un débarcadère semblant surgir de nulle part...
Et pour cause...
Et oui, nous l'avions pressenti, je peux à présent le confirmer: les laotiens ont bien compris les profits à tirer du tourisme, le capitalisme à la sauce communiste.... Les habitants se sont fédérés. Il n'est plus possible d'arriver directement en ville, pas le choix. On nous lâche tous en bas de la route, contraints de monter un "escalier" défoncé pour parvenir à un unique bureau affichant le prix d'une course en tuk tuk pour se rendre en ville, à 15 kilomètres de là! Et 20000 Kip de plus par personne, enfant moitié prix, trop gentil!















Si je résume, nos deux heures de bus pour faire 100km ont coûté moins cher que les innombrables petites courses en tuk tuk qui nous ont été imposées, tarifs régulés et affichés. Ici, pas de négociation, les chauffeurs sont regroupés, c'est pareil pour tout le monde...sauf pour les laotiens bien sûr.

Mais pour avoir croisé par la suite des voyageurs ayant emprunté le bus pour faire le même trajet, ils ont tous plutôt vécu l'enfer, pour un prix identique. 
Ces deux jours de navigation ont été dépaysantes, nous avons eu enfin le sentiment de prendre notre temps, nous qui courions depuis quelques mois...alors c'était ... Simplement différent!





lundi 3 mars 2014

La Thaïlande du nord: le triangle d'or

Les 21 et 22 février 2014,



Pour découvrir la région un peu plus lointaine de Chiang Rai, nous avons abandonné nos scooters un peu poussifs et loué une voiture pour deux jours, afin d'aller jusqu'à la frontière.

En prenant la route vers le nord, notre chemin à croisé un "village" des femmes girafe, figure emblématique des tribus vivant dans le nord du pays.
Au début des années 90, certaines tribus birmanes ont fuit la junte militaire en place et se sont réfugiées dans le nord de la Thaïlande. 
Aujourd'hui, les karens aux longs cous subsistent malheureusement grâce au tourisme car elles n'ont pas vraiment de statut légal en Thaïlande et ne peuvent travailler. Leur apparence physique en a fait un attrait touristique et aujourd'hui, l'entrée de nombreux village est payant. Elles sont ainsi "exhibées" en même temps qu'elles vendent un peu d'artisanat, pas toujours local...

Gênés, nous avons fait un tour rapide dans l'un de ces lieux, après avoir payé 300 bahts, mais la présence de Gaétan a rendu notre intrusion plus aisée, les enfants étant venus le voir spontanément et les adultes étant fascinés par ses boucles blondes... Nous avons tout de même pris quelques clichés, notre fils étant à la fois intrigué et content de les avoir rencontrées. 







Nous avons ensuite pris des chemins détournés pour atteindre notre étape prévue le soir, Mae Sai, en flânant. 
Arrêt improvisé dans une rizière, pour voir ce travail difficile qu'est la culture du riz. Nous avons beaucoup fait rire ces travailleurs des champs, qui nous ont même proposé de partager leur repas de midi!! Nous avons gentiment décliné l'offre, nos organismes se sont certes endurcis avec le voyage, mais il ne faut pas exagérer...






Nous avons donc déjeuné au beau milieu d'une des nombreuses plantations de thé de la région, magnifiques vallons tout de vert revêtus, un vrai travail d'artiste ces haies parfaitement alignées...







Nous avons passé l'après midi à Doi Tung, village aimé par la mère du roi, la "princesse mère", ou elle y avait une magnifique demeure inspirée de l'architecture suisse, ainsi qu'un splendide jardin qui se visitent. 
Née en 1900, cette roturière devenue infirmière et immigrée aux USA y a rencontré fortuitement le prince du royaume de Thaïlande qui l'a alors épousé. Elle a perdu son époux à 29 ans, en charge de trois enfants, qu'elle choisit d'élever en toute simplicité en Suisse. Son aîné, appelé sur le trône, fut assassiné et c'est son cadet, alors âgé de 18 ans, qui devint le roi actuel Rama IX, dont le règne en cours est le plus long qui ait jamais existé.
Femme simple et aimée de tous, elle a largement contribué au développement de son pays et même après son décès en 1995, les thaïs continuent à la révérer.
Jolie et intéressante visite donc, faite en français, langue parlée par la princesse, qui a même introduit dans le pays un jeu rapporté du sud: la pétanqueueueu et créé une équipe nationale!









La route entre Doi Tung et Mae Sai est assez surprenante...on y découvre quelques temples...où nous avons laissé notre trace sur le drap prévu pour habillé la grande statue de bouddha....







puis la route est devenue vertigineuse, longeant de près la frontière birmane, à tel point que nous avons cru être passé de l'autre côté tant les drapeaux birmans étaient présents!

Parvenus à Mae Sai, nous avons loué un joli bungalow sur pilotis au bord de la rivière, avec vue sur la rive opposée: la Birmanie est à moins de 50m. Soirée relax au son des grenouilles, ou des oiseaux??? La Mae Sai Guest House est aménagée dans le style lanna, le bon ton tranche avec la laideur de la ville que nous avons découverte le lendemain matin. 










Toutes les cités frontalières sont laides et Mae Sai n'y fait pas exception. Tout au bout de la rue principale s'élève un monumental poste frontière, où véhicules étêtons circulent dans les deux sens dans l'indifférence générale.

Bref arrêt shopping pour nous, le temps de se faire tirer le portrait pour les différents visas à venir, acheter nos souvenirs traditionnels maintenant: un sticker pour le Mac, un porte clefs pour Gaétan et un drapeau-écusson à broder pour mon sac acheté au Pérou.















Un petit détour dans une fabrique de jade, qui malheureusement fonctionne au ralenti le samedi, afin de découvrir comment les énormes blocs de pierre acheminés depuis la Birmanie sont transformés en bijoux, statuettes...








Notre route nous a ensuite menés à Sop Ruak, la ville touristique où fleurissent les panneaux indiquant le célèbre "Triangle d'or".
















Ici se rejoignent la petite rivière Mae Sai et le Mékong, formant une frontière naturelle entre le Laos, la Birmanie et la Thaïlande, je laisse le soin à Gaétan de vous l'expliquer:
Points de vue, un temple, le tour est vite fait d'autant plus que nous n'avons pas fait les balades en bateau proposées par les thaïs car après demain, nous embarquons pour deux jours de bateau, donc...















Retour en fin de journée sur Chiang Rai, où la route nous laisse encore quelques surprises nichées au milieu de nulle part, comme cette école bouddhiste, d'influence chinoise:






Nous nous sommes évidemment un peu perdus, mais comment nous en vouloir lorsque certains panneaux ressemblent à ça:




Et voilà, fin de notre très court séjour thaïlandais, qui nous a permis de souffler un peu avant d'attaquer enfin des pays d'Asie encore inconnus pour nous...