vendredi 4 avril 2014

Battambang

Le 21 mars

Nous avons eu la chance de nous faire accoster par un chauffeur de tuk tuk fort sympatique, parlant un bon anglais et qui nous a proposé de nous faire decouvrir les environs de la ville pour une dizaine de dollars, le centre ne présentant pas un grand intérêt...






Qu'à cela ne tienne, nous avons donc convenu d'un rendez vous dès le lendemain matin.
Notre chauffeur parlant un tres bon anglais, nous avons pu le bombarder de questions sur son pays. 
Il nous a arrêté maintes fois pour nous expliquer les cultures, la pêche dans ce fleuve que nous avons eu tant de mal à remonter, les fruits et les arbres...
Nous avons même visité une vigne, et goûté à sa ... tres peu goûteuse production...bon, les asiatiques copient tout, mais là, y'a pas photo!!!














Après un arrêt au temple de Banan qui nous a demandé quelques efforts de grimpette (dur dur avec cette chaleur!), et avoir admiré la vue,







nous nous sommes arrêtés pour déjeuner au pied de la colline de Phnom Sampeu



Nous avons courageusement monté la côte pour se rendre dans les cavernes tristement rendues célèbres par les khmers rouges, qui y précipitaient leurs malheureuse victimes depuis des trous au sommet. Des ossuaires témoignent de cette cruauté et le silence qui y règne force au respect...


Le temple situé à côté ne présente que peu d'intérêt en vérité, si ce n'est le point de vue offert au regard, le dédale d'escaliers se faufilant entre les grottes.







Malgré notre situation élevée, les accords stridents d'une musique d'une cérémonie de mariage nous parvenait, emplissant nos oreilles de sons peu agréables. Il faut dire que nous sommes en pleine période de mariage, et que la discretion n'est pas de mise pour les repas: chanteurs de karaoke avinés, murs d'enceintes hurlant de la musique traditionnelle, tables et chaises couvertes de soie aux couleurs criardes, c'est assez drôle à voir! Les cambodgiens se marient tard car les jeunes hommes doivent doter leur fiancée, ce qui leur coûte très cher, ainsi que le prix à débourser pour le mariage en lui même...

Pour redescendre de notre "montagne", une belle série de marches nous attendaient, croisant de temps à autres quantité de singes qui cohabitent avec les moines et les quelques habitants. Bruyants, chapardeurs et querelleurs, nous nous sommes tenus à bonne distance de ces impétueux primates!



En fin de journée, sous un ciel devenu menaçant, nous nous sommes arrêtés à la gare du dernier train de voyageurs du pays...le bamboo train.
Autrefois, une ligne de chemin de fer reliait Bangkok à Sihanoukville, en passant par Phnom Penh. Sihanouk était le principal port du pays, et les marchandises étaient alors convoyées dans un sens ou dans l'autres vers la capitale ou vers les marchés extérieurs.
Dans les années 70, les khmers ont envahi la région et ont coupé les moyens de communication, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. La ligne fut donc détruite en partie. Les années passant, les villageois ont inventé un ingenieux système pour transporter leur récoltes, et tout le reste: mobylettes, machines, bois, vélos etc... deux essieux, une palette et un moteur de motoculteur, le tout roulant sur les restes de quelques kilomètres de rails.



Aujourd'hui, les touristes s'y embarquent aussi, moyennant 5$, pour 40mn de course à travers les rizières. Chaud! Les rails sont usés, abimés et cet unique moyen de locomotion réserve quelques surprises. On se croirait dans un manège...l'expérience est rigolote, on avance, on démonte, on remonte au gré des rencontres car cette unique ligne sert dans les deux sens... bref, même si le bamboo train est devenu plus une attraction touristique qu'autre chose, on ne regrette pas le détour car il vit aujourd'hui ses dernières heures, la ligne étant en cours de réhabilitation...





Voilà, nous n'aurons pas visité la ville en tant que telle, mais cette journée fut vraiment agréable, on a de nouveau eu l'impression de sortir (un peu) des sentiers battus: pas de bus, pas de chinois en vue!

Demain, départ pour Kampot, au bord de la mer...


jeudi 3 avril 2014

De Siem Reap à Battambang

Le 20 mars 2014


Pour quitter Siem Reap, deux options sont possibles: le bus ou le bateau. Certes plus long (du moins sur le papier!!), nous n'avons pas souhaité réitérer trop vite notre expérience des routes cambodgiennes: étonnant non? Nous sommes un peu traumatisés et puis le bateau, c'est plus...romantique!

A cette période cependant, nous étions prévenus que le trajet était plus long et plus difficile, car le niveau du fleuve est franchement très bas, voir très très bas.

De bonne heure et de bonne humeur, nous voici donc embarqués, toujours tous les sept... Mes parents auront fait quasiment toutes leurs vacances avec Seb et Emilie!

Petit bateau d'une quarantaine de personnes, charmant toilette à bord (on l'a pas testé!!), et entassement des bagages sur le toit...on s'est juste rassurés en se disant qu'ils avaient l'habitude, les cambodgiens, hein??




7 heures de navigation, très facile au début, puis le fleuve se rétrécissant et formant des lacets de plus en plus serrés, on a vite touché le fond! L'hélice semblait parfois vouloir creuser elle même son chemin, des gerbes de boue mêlée de branchages s'élevaient derrière notre passage, et nous n'avons pas pu éviter l'enlisement une paire de fois... 
Nous n'avons par contre pas regretté la route un seul instant, la beauté et la triste réalité du paysage se révélant peu à peu.
Les villages flottants se compte par dizaines, aménagés le long des berges. Certains sont coquets, les cabanes sur pilotis sont aménagées en école, boutiques, poste de police... 









Un ingénieux système de palan leur permet de pêcher de manière apparemment efficace, le montage est assez spectaculaire à observer.






D'autres villages par contre affichent une totale pauvreté, il est très difficile de faire un signe amical à ces enfants qui n'ont rien, on se sent gênés et vraiment je ne regrette pas de ne pas avoir payé pour cette ridicule excursion à Siem Reap.
Nous ne nous sommes jamais sentis voyeurs jusqu'à présent, mais pour une fois, un malaise s'est emparé de nous car nous étions à 99% des blancs dans ces bateaux, avec nos gros appareils photos...nous n'avons pas pu, pas voulu les prendre.

Vers midi, une pause pipi a quand même été instaurée, histoire de boire un coup. Nous avons bien gentiment fait a queue devant des simili portes en tôle, pour pouvoir se soulager, et devinez quoi? Mieux que des toilettes turcs, nous n'avions cette fois ci qu'un trou dans le sol avec l'eau du fleuve en dessous! Comique. Ma mère a renoncé!!


Voilà, étrange voyage, un peu longuet peut être, mais certainement plus agréable que d'être posé derrière les vitres crasseuses d'un bus crachotant et se dandinant sur d'innombrables nids de poule!!




Partis vers 7h30, nous sommes arrivés à destination vers 14h30, parfait. Nous avons touché du doigt le Cambodge profond, celui loin des grandes villes, où le touriste se perd rarement. Pourtant, nous avons trouvé les habitants souriants, ce qui nous change bien du Laos, où notre sentiment a été radicalement différent.





















Reste à découvrir maintenant Battambang.



mercredi 2 avril 2014

Retour sur la Thailande!

Bon, comme vous l'avez constaté, nous sommes fainéants en ce moment...
Nous sommes au sud du Cambodge, à Sihanoukville, au bord de la mer d'Andaman...et ça fait du bien.
Nous nous reposons une petite semaine, avant d'attaquer le Vietnam et la Chine.
Quelques jours pour faire rattraper à Gaétan les 15 jours de glandouille avec papi et mami, pour que je puisse moi aussi me mettre à jour, Franck a du boulot de son côté dans le tri des photos, bref entre deux ploufs dans la mer et la piscine, nous ne nous ennuyons tout de même pas!

En attendant, voici un petit montage sur nos quelques jours passés à Chiang Rai: